Réunion de quartier les Puces / Debain / Michelet
6 février 2020

Quelles solutions pour le quartier Debain ?

 

Constat :

Si le quartier Debain est un lieu de vie convivial il comporte aussi de nombreux points noirs : proximité avec la porte de Clignancourt qui pose un véritable souci en termes de sécurité, manque de commerces, présence d’un square qui, bien qu’espace de partage, est surpeuplé, sale et non sécurisant pour les enfants. 

 

Propositions : Redonner de la voix à ce quartier délaissé.

  • Nous porterons le réaménagement la place Debain, non pas dans un pur souci esthétique qui ne fera qu’augmenter le prix des loyers, mais pour en faire un lieu de vie, intergénérationnel et inclusif qui soit au service des habitants.
  • Nous repenserons la rue Debain : nous ferons du boulodrome un lieu de rencontre et créerons un centre culturel et citoyen signe de cohésion sociale : réunions de quartier, soutien scolaire, etc.
  • Nous accompagnerons les commerçants et porterons la création d’un marché hebdomadaire.
  • Nous rendrons ce quartier attractif pour les habitants et les entreprises pour que Debain ne soit pas le parking des puces et mettrons stop aux dépôts sauvages dans le quartier.

Quelles solutions pour les Puces ?

 

Concernant le classement des Puces au patrimoine mondial de l’Unesco :

 

Toutes les listes aux élections municipales se prononcent en faveur du classement des Puces au patrimoine de l’Unesco. Pourtant cette seule volonté ne suffit pas.

Il faut, dans un premier temps, mieux appliquer les outils existants dont bénéficie ce quartier : les Puces sont actuellement classées en AVAP (Aire de mise en Valeur de l’Architecture et du Patrimoine), et bénéficient du label Arts et histoire. Pourtant la municipalité n’en fait rien, en effet l’AVAPE n’est pas juridiquement contraignant et doit être doublé d’une véritable volonté politique : Il faut un encadrement juridique des Puces.

Ce sont ces outils utilisés au maximum de leurs potentialités qui pourront soutenir la candidature. Par la suite, ce sera au Président de la République de porter ce dossier. Nous montrerons que nous sommes ambitieux pour ensuite aller voir les acteurs qu’ils le portent et le défendent.

Concernant l’arrivée dans les Puces :

Constat : La porte de Clignancourt donne un sentiment d’insécurité, le lieu est constamment encombré, ce qui ne donne pas une bonne image de l’arrivée dans les Puces.

Proposition : Nous favoriserons le passage vers les Puces par Garibaldi, notamment en renommant la Station Garibaldi-Les puces et en travaillant avec les tours opertors pour l’arrivée des touristes étrangers.

 

De manière plus générale pour Les Puces, Debain et Michelet : 

 

  • Nous proposerons un accompagnement administratif pour les chefs d’établissements :

 

Le groupe scolaire Joliot-Curie (classé en REP) a bénéficié du dédoublement des classes ce qui a fait ses preuves en termes d’ambiance et de personnalisation du travail pour les élèves. Mais ce n’est pas suffisant pour avoir une ambiance sereine et combattre la fatigue des chefs d’établissement.

Pour accompagner les chefs d’établissements dans leurs charges administratives nous allons mettre en place un accompagnement administratif à travers les services municipaux, en parallèle de la poursuite de l’accueil des nouveaux arrivants.

  • Nous ferons en sorte que les constructions respectent l’identité de la ville :

Le village des Rosiers s’est installé à la place de l’usine Wonder en détruisant ainsi la façade iconique. Nous devons, à l’avenir, construire dans le respect de l’identité de la ville, respectant ainsi la valorisation et la préservation du patrimoine.

Les constructions doivent se faire avec vision holistique des quartiers dans lesquelles elles s’implantent : Commerces de proximités, groupes scolaires, circulation notamment rue des rosiers et du docteur Bauer.

  • Concernant le logement :

Constat : Sur ces quartiers on a une prévalence de logements anciens privés dégradés dont beaucoup de passoires thermiques. En 2017, 9% de logements étaient considérés comme sans confort (sans toilettes, sans fenêtres ou sans chauffage), ce qui représente des conditions d’indignité totales.

Propositions :

  • Rénover l’existant Actuellement, Saint-Ouen a un parc social dans un état délabré (ascenseurs en panne, colonnes d’eau et d’évacuation bouchées). Pourtant, depuis 2004 les quartiers Cordon – La Motte – Taupin et vieux Saint-Ouen sont éligibles au programme de rénovation urbain de l’État qui représente plusieurs millions d’euros. Depuis 2004 rien n’a pourtant été fait, aucun argent n’a été demandé, aucun dossier n’a été monté.

 

  • Mettre en place un permis de louer: Quand un propriétaire voudra mettre son bien en location il devra demander un permis de louer à la municipalité. La Mairie vérifiera ainsi que le minimum de confort est respecté. Cette mesure n’est pas là pour opposer propriétaires et locataires mais pour protéger les locataires en place.
  • Créer une maison de l’habitat:  Pour accompagner à la rénovation énergétique et faire connaitre les dispositifs.
  • Végétaliser la ville en lien avec les associations: Il existe des outils juridiques pour démolir et faire des résorptions de l’habitat insalubre afin de créer des espaces de respiration. L’État vient, par ailleurs, de lancer un financement pour favoriser l’agriculture urbaine.
  • Favoriser la sécurité de tous et au quotidien :

A l’opposé de municipalité actuelle nous voulons travailler la question de la sécurité de façon holistique, en lien avec toutes les strates territoriales (Plaine commune, Région, Etat).

Propositions :

  • Travailler en lien avec la police de sécurité du quotidien : dès l’été 2020, 30 policiers de proximité vont en effet arriver à Saint-Ouen.
  • Nous prendrons nos responsabilités en débarrassant le mobilier urbain sur lequel les guetteurs s’installent. L’espace public doit être nettoyé et ne plus être anxiogène.
  • Nous sécuriserons la circulation des vélos en mettant en place des pistes cyclables sécurisées, notamment sur l’avenue Michelet et étudierons la possibilité de radars feux rouges et de ralentir de la vitesse de circulation en ville.
  • Nous reverrons l’éclairage public pour régler la problématique des zones noires en ville, afin que chacun puisse se sentir en confiance.
  • Nous mettrons en place des logements relais pour les victimes de violences conjugales.
  • Sensibiliser dans les écoles sur le harcèlement et le vivre ensemble, au niveau du primaire et périscolaire a des choses à apporter. Nous travaillerons en responsabilité et en collaboration pour que tout le monde puisse vivre ensemble